Les Fêtes de la Saint Jean

 

Depuis l’Antiquité, des rites festifs marquent la nuit la plus courte de l’année. D’abord des fêtes païennes celtes et germaniques, qui symbolisaient le sacre de la nature ou des moissons. Ensuite, des fêtes chrétiennes comme la Saint-Jean, qui ont repris cette tradition associée au culte du feu (à la fois symbole du soleil et, à travers les signaux de fumée, dernier indicateur de l’hiver). Le bûcher de la Saint-Jean était autrefois allumé, à Paris, la nuit du 23 au 24 juin, par le roi de France en personne, sur la place qui est devenue la Place de l’Hôtel de Ville. À partir des années 1990, et pour des raisons de sécurité, ces feux ont été interdits dans les villes françaises.

 

Au Brésil, les fêtes autour de la Saint-Jean (São João), dites « festas juninas« , sont parmi les fêtes les plus populaires. Les bals et les feux célèbrent, non pas le début de l’été, mais celui de l’hiver, qui apporte, dans des régions semi-arides comme le « Sertão », la pluie salvatrice.

 

 

 

 

Durant tout le mois de Juin, les villes sont décorées et, dans les mises en scène les plus authentiques, plusieurs personnes se déguisent en « caipira », un personnage campagnard présent dans l’imaginaire collectif brésilien. Les filles s’habillent de robes ou de jupes ornées de dentelles, les hommes portent des pantalons rafistolés et des chapeaux de paille.

 

 

 

 

 

 

 

Musiciens de forró, genre musical typique du Nordeste
Photo Juliana Jota Dantas

 

 

À São Luís du Maranhão, la célèbre fête d’origine paysanne « bumba-meu-boi » se déroule à la Saint Jean. Cette sorte de représentation théâtrale dansée est, après le Carnaval, l’une des expressions culturelles populaires les plus appréciées.

 

 

 

 

 

 

La Fête de la Musique en France, célébrée la nuit du 21 juin et mise en place par Jack Lang (ministre de la culture après les présidentielles de 1981) s’inscrit donc dans ces festivités ancestrales autour du Solstice d’Été.

 

 

 

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La quasi-totalité de ces photos m’a été aimablement offerte par Michaël Magalhães, après notre rencontre à São Luís do Maranhão.

 

 

 

 

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